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Transports, Déplacements, Sécurité routière

Les enjeux

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publié le 27 juin 2012 (modifié le 12 juin 2015)

  1. Le bruit : principale nuisance ressentie en ville

Le bruit est un ensemble de sons produits par des vibrations de l’air et perceptibles par l’ouïe. Le volume sonore se mesure en décibel [dB].

Echelle du bruit en grand format (nouvelle fenêtre)
Echelle du bruit
 

Chaque individu perçoit et tolère de manière différente le bruit dans son environnement.

  • En dessous de 55dB(A) de jour, la gêne est faible voire nulle.
  • Entre 55dB(A) et 60dB(A), les effets sont encore acceptables.
  • 60dB(A) représente le seuil au-delà duquel la gêne s’accroît fortement. Le nombre de personnes gênées passe de 20 à 60% lorsque le niveau de bruit croît de 60dB(A) à 65dB(A).
  • Au-delà de 65dB(A), la gêne est forte. La nuit le même niveau de gêne est obtenue dès 55dB(A).

Aujourd’hui, le bruit est considéré comme une pollution réelle car il dégrade de manière considérable la qualité de vie dans les villes et nuit à la santé (troubles du sommeil, difficultés de concentration, stress, troubles cardiovasculaires et troubles auditifs). Le bruit est donc un véritable enjeu de santé publique.

Selon un sondage Ipsos réalisé en 2008, 2 Français sur 3 se sentent gênés par le bruit à leur domicile. Plus particulièrement, 54% des Français souffrent des nuisances sonores dues aux transports . C’est la circulation routière, bien avant le transport ferroviaire et le transport aérien qui incommode le plus.

  2. La politique française de lutte contre le bruit des transports terrestres

La France s’engage dans la lutte contre le bruit dans l’environnement en 1992 en adoptant la loi "bruit".
Aujourd’hui la politique française contre le bruit des transports s’articule autour de plusieurs actions :

ÉVALUER

La connaissance des zones exposées au bruit des transports passe par la mise en œuvre d’observatoires du bruit dont la mission consiste notamment à détecter des "points noirs du bruit" (PNB) où les niveaux de bruit sont très élevés.

Il s’agit de cartographier les niveaux de bruit aux abords des voies de transports terrestres.

Le réseau de transport est en outre classifié en cinq catégories en fonction de l’intensité du bruit. Ce classement permet de délimiter des secteurs d’habitations affectés par le bruit où la réglementation acoustique des constructions doit être renforcée.

INFORMER

Les cartes de bruit ainsi que le classement sonore des infrastructures de transport sont publiés et mis à disposition des collectivités et des gestionnaires d’infrastructures.

PRÉVENIR

Les autorités compétentes établissent et mettent en place un plan de prévention du bruit dans l’environnement à partir de l’étude des cartes de bruit stratégiques.

LIMITER

La lutte contre le bruit des transports se manifeste enfin par le traitement des zones affectées par le bruit et par des opérations de résorption des points noirs du bruit.

  3. La mission de la DEAL

Dans le cadre de la politique de lutte contre le bruit dictée par le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, la DEAL de la Réunion est chargée de la gestion des nuisances sonores au niveau régional.

Elle a confié à un bureau d’études en acoustique l’actualisation des données de l’observatoire du bruit et la mise à jour du classement sonore des infrastructures de transports terrestres.

La DEAL de la Réunion collabore avec le CETE Méditerranée d’Aix en Provence dans le cadre de l’élaboration des cartes de niveaux de bruit.

Elle se charge aussi de mettre à disposition du public les cartes de bruit et le classement sonore et assure le suivi de la mise en œuvre de la réglementation.