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Nature, Eau, Paysages

Classement en zone de répartition des eaux de 9 masses d’eau souterraines du bassin de La Réunion

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publié le 8 février 2019

En application des articles R. 211-71 à R. 211-74 du Code de l’Environnement relatifs à la constitution des Zones de Répartition des Eaux (ZRE), l’ arrêté préfectoral 2019-132/SG/DRECV du 21 janvier 2019 (format pdf - 274.3 ko - 08/02/2019) portant classement en zone de répartition des eaux de 9 masses d’eau souterraines de La Réunion est signé.

Une zone de répartition des eaux (ZRE) constitue un territoire sur lequel il est constaté une insuffisance, autre qu’exceptionnelle, des ressources en eau par rapport aux besoins et aux prélèvements.

Ce classement identifie donc les territoires sur lesquels il est nécessaire d’agir prioritairement en vue de retrouver une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau, en prenant en compte la préservation des milieux aquatiques associés et les adaptations nécessaires au changement climatique.

Dès lors que le déséquilibre est avéré entre la ressource et les prélèvements existants, une ZRE est à mettre en place.

A La Réunion, ce déséquilibre se manifeste principalement par la salinisation des aquifères côtiers, notamment sur le littoral ouest et sud. La contamination des aquifères côtiers par l’eau de mer engendre une augmentation significative de la conductivité électrique de l’eau du fait de la présence des chlorures.

L’inscription en ZRE d’une ressource en eau permet d’organiser une meilleure maîtrise de la demande en eau, afin d’assurer au mieux la préservation des écosystèmes aquatiques et la conciliation des usages de l’eau. En effet :

  • dans ces zones, les prélèvements sont soumis à un régime particulier, en abaissant notamment les seuils de déclaration et d’autorisation. Elles constituent donc un signal fort de reconnaissance d’un déséquilibre entre la ressource et les prélèvements existants ;
  • dans ces zones, l’équilibre quantitatif est à reconquérir par la combinaison de différentes actions impliquant l’ensemble des acteurs : une meilleure gestion voire une réduction des prélèvements, des actions d’économies d’eau ou la mobilisation de ressources de substitution.

Dans les zones classées en ZRE, tout prélèvement supérieur ou égal à 8 m3/h dans les eaux souterraines, les eaux de surface et leurs nappes d’accompagnement sont soumises à autorisation, et tout prélèvement inférieur à 8 m3/h est soumis à déclaration, à l’exception :

  • des prélèvements soumis à une convention relative au débit affecté (art. R211-73),
  • des prélèvements inférieurs à 1000 m3/an réputés domestiques (art. R214-5).