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Nature, Eau, Paysages

Les chauves-souris de La Réunion

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publié le 12 février 2013 (modifié le 27 janvier 2017)

Les chauves-souris sont les seuls mammifères indigènes de l’île de La Réunion, les autres espèces connues comme le tangue ou le lièvre ont été introduites par l’homme.

La population de microchiroptères présente sur la frange littorale de La Réunion est principalement constituée de deux espèces : le Petit molosse de La Réunion Mormopterus francoismoutoui et le Taphien de Maurice Taphozous mauritianus.

  • Le Petit molosse de La Réunion (Mormopterus francoismoutoui) : Il s’agit d’une espèce endémique stricte de La Réunion. De petite taille (5 cm de long, 20 cm d’envergure, 5 à 8 g) au pelage brun à brun foncé, la queue dépasse nettement à l’arrière du corps. Cette espèce gîte dans les cavités naturelles ou en falaise et occupe assez souvent les bâtiments, les ponts, etc.
  • Le Taphien de Maurice (Taphozous mauritianus) : Cette espèce est un peu plus grosse que le Petit molosse (8 cm de longueur, 30 cm d’envergure, 30 g), elle s’en distingue également par un ventre blanc, un vol plus rectiligne et l’absence de queue dépassant à l’arrière du corps.
  • Une troisième espèce de microchiroptère, encore non identifiée avec certitude, qui pourrait faire partie d’un taxon distinct et appartenir au genre Scotophilus.

Ces espèces sont de grandes consommatrices d’insectes et aident à la lutte antiparasitaire en consommant des insectes piqueurs vecteurs de maladies humaines ou encore des insectes ravageurs pour l’Homme et les cultures (mites, termites, vers blancs adultes, etc.). Par exemple, un individu de Petit molosse consomme l’équivalent de 3000 moustiques par nuit.

En outre, ces espèces ne sont pas dangereuses. Aucun cas de transmission de virus par les chauves-souris n’a été rapporté à ce jour à La Réunion. Le guano des Chiroptères est très riche : c’est un bon fertilisant agricole qui ne génère pas de nuisances olfactives ou sanitaires tant qu’il reste en petite quantité.

Toutes les espèces de chauves-souris de La Réunion sont protégées par l’article L.411.1 du Code de l’Environnement et par l’arrêté ministériel du 17 février 1989, qui fixe des mesures de protection des espèces animales représentées dans le département de La Réunion.
Il est donc interdit de les détruire, de les capturer, de les transporter, de les déranger. Les sanctions pénales encourues s’élèvent à 15 000 € d’amende et à un an de prison et peuvent être doublées en cœur de parc national ou au sein d’une réserve naturelle.
Les activités humaines et la modification des paysages ont entraîné une diminution du nombre de gîtes naturels disponibles pour ces espèces, qui ont alors souvent tendance à profiter d’une nouvelle source d’abris en extension : les constructions humaines.
Maintenir les gîtes des Chiroptères en place et permettre une cohabitation sans encombre entre Hommes et chauves-souris représente une condition primordiale pour la survie à long terme de ces espèces protégées.

En cas de difficultés rencontrées lors de la cohabitation avec les Chiroptères, il est désormais possible de contacter l’association Groupe Chiroptères Océan Indien (GCOI) (06 92 67 65 72 ou contact@gcoi.org). Cette nouvelle association a plusieurs objectifs (formation, études, recherche scientifique, conservation, sensibilisation) et pourra notamment vous apporter des conseils et informations sur la prise en compte des Chiroptères et vous accompagner vers une meilleure cohabitation avec les chauves-souris.

Attention ! En raison du statut de protection des chauves-souris à La Réunion, vous ne devez en aucun cas prendre l’initiative de déplacer les colonies, de boucher les accès à leurs gîtes ou encore de déranger les individus. L’association GCOI pourra vous conseiller pour une cohabitation réussie avec les chauves-souris en évitant au maximum tout impact négatif pour les individus.

Pour en savoir plus :